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Chi ou Qi

Les mains sentent le chi

Le mot chinois « Chi » ou « Qi » n’a pas d’équivalent en français. A défaut de traduction précise, on parle d’énergie vitale. Mais le Chi, c’est bien plus qu’une énergie. Elle se distingue des autres formes d’énergie par une particularité qu’elle est seule à posséder : elle obéit à la volonté. Elle est une des manifestations les plus étonnantes de la vie.

Le Chi peut être utilisé à des fins très diverses, notamment le combat, le soin, la vie quotidienne ou la quête spirituelle. Les arts martiaux orientaux ont perfectionné la manipulation du Chi, et on retrouve cette efficacité énergétique dans le Taï Ji Quan. Dans le Qi Gong, l’efficacité de la manipulation du Chi est directement mise au service de la santé.

Au sein de l’Ecole de la Voie Intérieure, le Chi n’est pas une arme de combat, mais un instrument de communication avec les autres, avec la nature. C’est en même temps un instrument d’exploration de nous-mêmes. De notre corps pour commencer. Mais aussi, bien au-delà du corps perçu, de notre réalité profonde, de ce que nous sommes fondamentalement avant toute différenciation : des unités de vie.

« On peut percevoir le Chi. Jusqu’à très récemment, en Occident, le Chi n’était qu’une théorie. On ne le percevait pas : on en entendait parler. C’était généralement une théorie sous-jacente à l’acuponcture.

Il a fallu quelques maîtres de notre époque pour nous révéler ce qu’était le Chi, nous le faire percevoir, et nous apprendre à nous en servir. Nous savons donc maintenant que le Chi a quelque chose de concret. Mais, contrairement à toutes les disciplines enseignées en Occident, la perception du Chi ne passe pas par un apprentissage intellectuel. Il n’y a aucune théorie, rien à apprendre, seulement une faculté corporelle propre à tous les êtres vivants mais que notre état d’être humain nous permet de développer. Comme tout ce qui est perçu, le Chi l’est également par les sens. Mais c’est le sens tactile qui va être plus particulièrement conditionné pour percevoir le Chi. »

V. Stévanovitch (Tao magazine, mars-avril 2000).

 

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