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Le travail du Chi dans le Taï Ji Quan et dans le Qi Gong

Percevoir le Chi dans le Taï Ji Quan

La recherche, la mobilisation du Chi au sol et sa mise en circulation dans le mouvement vont de pair. Il est tout aussi illusoire de pratiquer le Taï Ji Quan sans le support du Chi que de pratiquer les techniques de Chi sans les réaliser, les incarner dans le mouvement. « La répétition correcte des mouvements de Taï Ji Quan a un effet certain sur le Chi ». Ces deux dimensions de notre recherche s’influencent donc mutuellement.

Associé à une respiration rythmée, à l’écoute des mains et à l’engagement de plus en plus évident du Tantien, le Taï Ji Quan libère en douceur toutes les articulations, régénère le corps par une augmentation de la circulation de Chi due à des mouvements adaptés : toutes les fonctions vitales sont ainsi stimulées. Le corps porté par le souffle, s’enracine tout en se fluidifiant.

A partir du Tantien et d’une écoute intérieure, le travail debout consiste en une recherche de la posture juste, de l’équilibre dans l’axe « Terre-Ciel », mobilisant un effort musculaire minimal et nécessitant une coordination logique, aisée des mouvements puis des enchaînements. Ces mouvements s’intègrent à l’espace environnant et s’ouvrent aux courants énergétiques naturels, intérieurs et extérieurs. Le critère du mouvement juste et naturel est le plaisir éprouvé, la joie.

L’apprentissage des mouvements (11 exercices, 24 postures, 8 brocards, 108 et 127 postures, kirikido) et leur perfectionnement s’effectuent par la modélisation de l’enseignant : nous apprenons à suivre son rythme, à entrer dans son mouvement, à nous couler dans son énergie. Plus qu’une recherche, c’est une expérience.

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Percevoir le Chi de l'autre