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Sur la méthode Stévanovitch

La Voie de l'énergie par Vlady Stévanovitch

Vlady s’attachait à la transmission de son acquis avec un sentiment d’importance, et même d’urgence. C’est dans cette optique qu’il fonde en 1988 l’Ecole de la Voie Intérieure et qu’il formera jusqu’à sa mort en 2005 de très nombreux enseignants dans le monde entier. La continuité de son travail est assurée par Michèle Stévanovitch, garante de la fidélité de la transmission, aidée des formateurs de l'Ecole.

« J’invite les gens à cesser le bla-bla-bla et à passer à l’action. A s’occuper eux-mêmes de leur santé et de leur propre bonheur. Et j’essaye de leur faire entrevoir un autre chemin. On dit aujourd’hui la Voie. D’accord. C’est aussi la voie d’accès au bonheur, comme cela peut être la voie d’accès à une connaissance inaccessible par le bla-bla-bla. »

(Les Arts martiaux et le Tai Chi de la voie intérieure, 1987)

L’extension de l’enseignement se double d’un souci de transmettre le plus et le mieux possible, sans secrets. Cette ouverture est inhabituelle dans les disciplines internes d'origine orientale. En effet, la poursuite d’une voie intérieure (au sens oriental) est souvent considérée comme un travail personnel « qui se mérite » et où le pratiquant doit passer par des étapes initiatiques difficiles, sans explications claires. Ce n’est pas pour rien que l’adjectif « ésotérique » s’applique aux voies internes et qualifie en même temps des choses obscures et incompréhensibles…

Dans la mesure du possible, Vlady a inversé cette démarche : il souhaite rendre la pratique de l’Art du Chi, en tant que voie interne, aussi accessible que possible. Dans la méthode Stévanovitch, la pédagogie prend donc une très grande importance. Les cours sont structurés et les indications sur les mouvements, les sensations à rechercher, etc. sont détaillées. Bien que les notions maniées soient effectivement celles des enseignements traditionnels, le vocabulaire est dépouillé de toute référence orientale. On évite d’entraîner le pratiquant dans des élaborations théoriques et culturelles. C’est aussi pour transmettre le mieux possible, au-delà des mots, que Vlady a développé les supports sonores chargés en Chi, utilisés dans l’enseignement et dans le disque destiné à la relaxation.

Il ne faut cependant pas croire que ce dévoilement banalise et mécanise l’enseignement. En dépit de toutes les explications, chaque pratiquant devra faire un travail intérieur qui mobilisera toute son attention et sa volonté. L’enseignant et la méthode peuvent faciliter le travail de l’élève, mais au bout du compte personne ne pourra le faire à sa place ! Et rien ne pourra enlever son émerveillement à l’élève quand son travail porte ses fruits.

« J'ai essayé d'être clair. Ma seule intention était de transmettre. De payer ma dette envers mes maîtres qui se sont donnés tant de mal à m'instruire moi-même. »

 Le Chi, Voie de la Vie, Tome 1, 4ème de couverture