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Vlady et la pratique de l’Art du Chi

 Vlady Stévanovitch Taï Ji Quan, Qi Gong

Vlady a enseigné différentes techniques énergétiques qui étaient pour lui des facettes d’une recherche commune : l’exploration du monde intérieur. En dépit de la diversité de ces approches, Vlady les a toutes maîtrisées au plus haut point.

Il n’est sans doute pas inutile de décrire Vlady pour mieux comprendre ce que cette maîtrise implique et la référence que cela représente pour les enseignants de son école. Vlady ne passait pas inaperçu dans la rue : non seulement il était grand, mais il avait un port altier. Sa posture assise était parfaite, sans jamais être figée. Dans le Tai Ji Quan ses mouvements étaient fluides, précis et portés, en un contraste étonnant avec sa haute stature. Les « simples » exercices des mains exécutés par lui devenaient des tours de magie. Enfin, le langage de ses cours était toujours clair, précis et d’une syntaxe impeccable, sauf quand il faisait des calembours.

« Le Taï Ji Quan est un art. Et un art, ça ne s'apprend pas en quelques mois, ni en quelques années. L'art ça se cultive, ça se perfectionne, ça s'élabore. Et de toute façon il nécessite une maturation. Posséder un art signifie que l'on a consacré des milliers d'heures à l'apprentissage. Et des dizaines de milliers à la pratique.» Vlady Stévanovitch (Voulez-vous jouer avec môa ?)

Vlady considérait qu’un enseignant doit nécessairement être un pratiquant très avancé, en suivant son exemple. Evidemment, cela ne se fait pas du jour au lendemain ni sans investissement. D’où son insistance sur l’engagement et le professionnalisme des enseignants.

Il enseignait des pratiques qu’il s’appliquait à lui-même. Ces pratiques et leur transmission sont le cœur de son enseignement : les livres et les discours, auxquels il a pourtant lui-même consacré un temps considérable, sont de son propre avis une perte de temps !

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