
« Le Tai Ji Quan pour la santé et la beauté, c'est là le titre du livre de Yang Ming-shi, descendant direct des Yang qui ont donné leur nom au style le plus répandu dans le monde. Cette aspiration n'est pas du tout futile, comme on pourrait le croire en Occident où la recherche spirituelle a toujours été faite au mépris du corps. Au contraire, la santé du corps est la condition première dans notre recherche. Quant à la beauté, c'est peut-être le critère le plus sûr du progrès accompli. Quelqu'un qui réalise une posture juste est beau, au-delà de toute comparaison. »
« Le Tai Ji Quan est l'oeuvre des Maîtres du Chan - le Zen, en japonais. Leur attitude fondamentale était le rejet de toutes les écritures, de toutes les idéologies, de toute formulation verbale. Voudrait-on faire mieux qu'eux? Dire ce qu'ils n'ont pas dit? Expliquer ce qu'ils n'ont pas expliqué?»
« Ne craignons pas d'aborder la pratique du Tai Ji Quan sans connaître l'ancienne civilisation chinoise. Ce n'est pas vrai que sans la connaissance de la règle des cinq éléments et de je ne sais quel Ying et Yang, on ne peut vraiment comprendre le Tai Ji Quan. Il n'y a rien à comprendre dans le Tai Ji Quan. C'est ça qu'il faut comprendre. L'essentiel est ailleurs. Le Tai Ji Quan est l'art du mouvement transcendant. Tout ce qu'on peut en dire n'est que du bla bla bla.»
La Voie du Tai Ji Quan, de V. Stévanovitch
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