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expressions ne sont pas destinées à son entourage. Elles sont le résultat d'un travail que ceux qui font la même recherche reconnaissent immédiatement.
Mais, même quand on ignore tout de la recherche de la Voie Intérieure, on ne peut pas ne pas voir que ce travail est différent. Ce n'est ni une exhibition, ni un combat. Nous ne mimons rien. Nous n'interprétons rien. Nous sommes à l'intérieur. Dedans.
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Lorsque le travail musculaire est transmis par le squelette, le corps s'organise pour favoriser cette transmission. On prend donc, selon le cas, des attitudes penchées vers l'avant, on creuse dans le dos, on allonge complètement la jambe ou le bras ou on lève le coude ou les épaules. Instinctivement ou, au contraire, par un minutieux travail d'ajustement, on utilise de la façon la plus rationnelle les possibilités de la mécanique du corps humain.
Il en va tout autrement lorsqu'on manipule le Chi.
Lorsque l'effort, en vue du mouvement à effectuer, prend naissance dans le Tan Tien, on mobilise le Chi. Par la manipulation du Chi on réduit le travail musculaire au minimum et pourtant une puissance évidente est libérée et rendue disponible.
La chose est clairement visible dans les enchaînements du Taï Ji Quan où la jambe arrière pousse dans le Tan Tien qui ne transmet pas une poussée mécanique comme le ferait le squelette,
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mais libère une énergie qui fait les mouvements avec la plus grande facilité.
Tous les mouvements sont faits selon ce principe-là. Il y a en permanence un appui physique du Tan Tien au sol par l'intermédiaire d'une jambe. Et il y a en permanence un engagement du Tan Tien qui porte littéralement les bras, la tête et le haut du corps. Cette assise n'est pas le fait d'une transmission par le squelette. Elle est due à une pression énergétique intérieure globale mais réglable avec une infinie précision. (...)
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